Laos

Mise en contexte

La population d’éléphants d’Asie a diminué de façon dramatique au cours des dernières décennies, à un point tel que l’extinction de l’espèce pourrait survenir d’ici 50 ans. Dans le but de soutenir les efforts de l’ONG ElefantAsia à contrer cette menace, le Groupe International Vétérinaire a entamé une collaboration avec l’organisme en 2011, visant à étudier les divers phénomènes pouvant contribuer au déclin de l’espèce.

 

Stage

Trois stages étudiants se sont déroulés depuis 2012.

 

1-Tuberculose. Le premier projet avait pour but de mesurer la prévalence de la tuberculose chez l’éléphant domestique au Laos, afin de sensibiliser et protéger la population à risque, celle qui cohabite avec l’éléphant et qui en dépend pour sa survie économique. Le projet, qui s’inscrit dans la vision « Un monde, une santé » visait ultimement à améliorer les conditions de vie de communautés laotiennes défavorisées, spécifiquement celle des mahouts.

 

2-Diversité génétique. La reproduction d’éléphants en captivité présente de nombreuses difficultés. Conséquemment, la méthode la plus prometteuse consiste actuellement à relâcher les femelles dans la nature en espérant une rencontre avec un mâle sauvage. Or, le déclin de la population d’éléphants sauvages couplé à une perte d’habitat et une fragmentation des populations suggère qu’un nombre restreint d’éléphants mâles servent de géniteur. L’étude avait donc pour but de mesurer la diversité génétique dans une population d’éléphants domestiqués d’une région précise du Laos. Les résultats doivent servir à déveloper une stratégie de reproduction efficace et minimiser le risque de consanguinité.

 

3-Bien-être des éléphants en captivité. Les conditions dans lesquelles sont gardés les éléphants domestiqués peuvent être sous-optimales et, ainsi, engendrer un stress important qui nuit au bien-être de l’animal. Afin d’améliorer les conditions de captivité, un éthogramme complet doit être compilé sur la base de la littérature existante, ainsi que d’observations d’éléphants sur le terrain. Le projet consistait à utiliser la télémétrie pour mesurer la fréquence cardiaque et ses variations en fonction de divers évènements stressants ou non, dans le but d’évaluer la variabilité de la fréquence cardiaque comme corrélat physiologique du stress chez l’éléphant d’Asie.

 

Recherche

Tuberculosis in Laos, who is at risk: the mahouts or their elephants? Epidemiology & Infection 2015;143:922-931. Lassausaie J, Bret A, Bouapao X, Chanthavong V, Castonguay-Vanier J, Quet F, Mikota SK, Theoret C, Buisson Y, Bouchard B.

Heart rate variability in relation to stress in the Asian elephant (Elephas maximus). Canadian Veterinary Journal 2016;57:289-292. Vézina-Audette R, Herry C, Burns P, Frasch M, Chave E, Theoret C.

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photos: Christine Theoret